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Les Lignes PERIGUEUX-AGEN, PENNE-VILLENEUVE SUR LOT, MONSEMPRON LIBOS-CAHORS

Historique de la Ligne


1- La ligne Périgueux à Agen :
Le 03 août 1863 la compagnie d'Orléans met en service cette section de ligne qui permet de relier Agen à Paris. Il faut savoir qu'à cette époque le Sud-Ouest est desservi par :
  • la ligne Paris Orléans Bordeaux Bayonne
  • la ligne Bordeaux Toulouse Sète
  • La ligne Paris Orléans Limoges Périgueux Bordeaux par Coutras.
La ligne de Périgueux à Agen est réalisée avec une infrastructure prévue pour une double voie. Une seule voie est d'abord posée et en 1905, la voie est doublée entre Le Buisson et Monsempron-Libos. Cette ligne revêt une grande importance. Pendant la première guerre mondiale cette ligne est déclarée voie stratégique. En 1943 les allemands déposeront une des deux voies entre Siorac et Monsempron-Libos. Les principales gares entre Agen et Périgueux sont :
  • La gare de Penne :
  • La gare de Monsempron-Libos
  • La gare de Belvès
  • La gare de Le Buisson
  • La gare de Le Bugue
  • La gare de Les Eysies

Entre Périgueux et Agen cinq gares sont construites sur le même plan. Il s'agit des gares des Eyzies, Le Bugue, Belvès, Libos et Penne. La gare de Libos est agrandie pour l'inauguration de l'embranchement de Cahors le 20 décembre 1869 par la construction d'une salle de 3ème classe d'un côté du bâtiment et des bureaux du Chef de Gare et du roulant côté Agen de l'autre côté.
La station de Libos, on ne parle pas de gare, est pour les exploitants appelée à devenir une des plus importantes de la ligne entre Belvès et Agen .
Chaque compagnie possède son propre type d'architecture. La ligne Niversac à Agen présente des gares de même style avec des toitures à fortes pentes et des couvertures en ardoises. La compagnie du Midi par contre présente des bâtiments à couverture à faible pente et couvertures en tuiles.
  • Les gares entre Monsempron-Libos et Le Buisson :
  • Cuzorn : 
  • Saint-Front : 
  • Sauveterre 
  • Villefranche du Périgord :

A la gare de Villefranche une correspondance existait avec la ligne de tramways à vapeur des réseaux de chemins de fer départementaux de la Dordogne.
Cette ligne à voie métrique  avait été réalisée en 1912 .
Sa construction avait été programmée dans le cadre de la mise en application d'un ambitieux programme de construction de lignes de chemin de fer, le plan Freycinet.
Cette ligne dite ligne des tacots desservait toutes les localités entre Villefranche du Périgord et Sarlat sur un parcours de 56,090Km..
La ligne est déclarée d'utilité publique le 8 février 1907. Elle fermera en 1934.

  • Le tunnel du Got :

Le tunnel du Got (le vrai nom est celui de Latrape) est un ouvrage de 1874m de longueur, le plus long de la ligne de Limoges à Tarbes.
Il aura fallu cinq ans pour le réaliser. Dès le début de la construction des difficultés liées à de nombreuses arrivées d'eau vont apparaître.
Lors de la réalisation d'un des puits d'aération, les ouvriers vont mettre à jour une importante source, qui nécessitera de la canaliser par la construction d'une rigole le long de la voie. Le captage de cette source sera réalisé en 1908 et permettra d'alimenter en eau potable la ville de Belvès.
Au cours de l'été 1861 un accident de chantier lié à un éboulement entraînera la mort de quatre ouvriers.

  • Belvès :

Encadrant la gare et la ville de Belvès on peut voir de remarquables ouvrages d'art en particulier des viaducs en maçonnerie de pierre de taille.
La station de Belvès, comme celle des Eyzies, du Bugue, de Libos et de Penne est une gare de 3ème classe. Cette gare est implantée à mi-coteau et a nécessité de tailler la colline pour permettre sa réalisation.
  • Siorac:
  • Le Buisson

2- La ligne de Penne à Villeneuve/Lot :

La compagnie ouvre cette ligne le 20 décembre1869 pour raccorder la sous-préfecture à la ligne principale Paris- Périgueux-Agen. Il est vital pour le Villeneuvois d'avoir ce raccordement pour permettre le développemente de son économie. Cette ligne à voie unique n'est plus en service actuellement mais à conserver son infrastructure. Le collectif de coordination de défense de la ligne Agen-Périgueux-Paris appuie la démarche de réouverture de la ligne initiée par l'association des usagers du transport et demande fortement que cette ligne desserve Fumel qui n'a plus de transport en commun pour rejoindre la Sous-Préfecture.

3- La ligne Monsempron -Libos à Cahors :
   
Le 20 décembre 1869 la Compagnie du Paris-Orléans met en service une section de ligne de 51 Km entre Monsempron-Libos et Cahors qu'elle appelle embranchement de Cahors.

Un rapport du 18 avril 1867 de l'Ingénieur en Chef des Ponts et Chaussées du réseau Central de La Compagnie du Paris Orléans indique qu'une gare doit être réalisée à Fumel malgré la proximité de la gare de Libos.
Son raisonnement s'appuie :
  • Sur l'importance de la population. Fumel compte une population de 2000 âmes pour 300 âmes au hameau de Condat
  • Sur la proximité du site industriel. Les Forges de Fumel dit-il occupe des centaines d'ouvriers et entraînent des mouvements de matières, houilles, castines, minerais, fontes dont le poids dépasse 100000 tonnes et doit s'accroître encore. Ne forment-elles pas la plus grande richesse du canton ? La station de Fumel les dessert immédiatement… Il y a là un intérêt industriel de premier ordre.

Cette ligne à voie unique sera fermée en 1971 entre Fumel et Cahors. Subsiste aujourd'hui le tronçon de ligne entre Monsempron-Libos et Fumel qui permet  de préserver le raccordement de l'usine de Fumel, des délaissés de l'ancien crassier pour des implantations industrielles et comme nous l'avons vu ci-dessus la possibilité aux fumélois d'avoir accès au train pour des trajets vers la Sous-Préfecture si le projet voit le jour.

4- Le réseau départemental des voies ferrées de Lot-et-Garonne :
 
Le 13 avril 1904 le conseil Général décide la réalisation d'un réseau de tramways départementaux et lance les enquêtes d'utilités publiques concernant neuf projets de lignes. Seules les lignes Villeneuve-Villeréal (36Km854), Tonneins-Sos (46km059), Tonneins-Beauregard (42km861) seront réalisées et verront des tramways à vapeur circuler.

5- L' avenir du chemin du chemin de fer dans le fumélois:

Chez nous dans le Fumélois, ne reste en exploitation que la ligne Agen Périgueux. Cette ligne  dépend de la région Aquitaine pour l'organisation du Transport voyageurs. Depuis 1993, face aux risques de voir disparaître les dernières lignes encore en service, des comités de défense se sont crées.

Jacques VALADIE crée en 1993 le collectif de coordination pour la défense de la ligne SNCF Agen-Périgueux-Paris . (Tel/fax : 05 53 71 51 27)

Cette association s'engage par des actions auprès des élus locaux, des instances départementales et régionales, de la SNCF, pour la défense, l'amélioration et la modernisation du service public SNCF en milieu rural.

Elle assure la représentation des usagers du transport ferroviaire auprès des divers organismes cités ci-dessus.

Elle appuie la démarche de la réouverture de la ligne Penne-Villeneuve-sur-Lot initiée par l'Association Villeneuvoise des Usagers du Transport et son Président Gérard BARRIERE et demande fortement que cette ligne desserve Fumel qui n'a plus de transport en commun pour rejoindre la Sous-Préfecture.

D'autres associations périgourdines, Périgord Rail Plus et Ouvrir le Périgord en Aquitaine s'inscrivent dans cette démarche de sauvegarde et de développement de nos lignes de chemin de fer.

Pour influencer de manière plus efficace nos décideurs sur le plan local et régional ces associations se sont réunies dans un groupement " INTERAIL 24-47 ".
Les projets de lignes à grande vitesse encadrent nos lignes régionales. Il en est ainsi de,
  • Poitiers-Limoges
  • Tours-Bordeaux
  • Bordeaux-Toulouse
  • Et demain un réseau de lignes à grande vitesse encadré de quelques lignes classiques modernisées

Mais qu'en sera t-il de nos lignes régionales ?

L'existence de nos lignes transversales est pourtant une chance pour le désenclavement de " nos pays ".

Le tout TGV ne doit pas se faire au détriment de nos lignes locales qui doivent supporter une réduction des crédits de maintenance et par voie de conséquence la mise en place de nombreux ralentissements.


Devra-t-on se résoudre à voir disparaître la seule ligne régionale qui permet le désenclavement du fumélois ? Sur cette carte  source du ministère des transports la ligne entre Agen et Siorac en Périgord a disparu !!!

Le réchauffement de la planète, la crise de l'énergie, l'intérêt général, seront-ils pris en compte pour relancer l'offre ferroviaire ?

Le fret ferroviaire a complètement disparu du fumélois pour le tout routier.

Ne peut-on pas redynamiser cette activité et proposer à nos industriels des solutions alternatives de transport au tout routier ? Ne peut-on pas proposer à des industriels de venir s'installer sur les délaissés de l'usine sidérurgique de Fumel, le long de la ligne Monsempron-Libos-Fumel ?

Toute ces interrogations, permettront si on est capable d'y répondre, de redonner vie à notre région.

Dans l'intérêt général et celui de nos enfants réagissons et ne laissons pas mourir ce bassin de vie, creuset de savoir faire, façonné par plus de 150 ans de pratique sidérurgique.

Serge FRESQUET - extrait de l'histoire du chemin de fer dans le fumélois de 1863 à nos jours


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